Les Vieux Môgôs – le retour à la terre mère

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Comme Bob Marley l’a toujours souligné, Reggae et Afrique sont indissociables. Les membres des Vieux Môgôs ont vécu l’explosion mondiale du Reggae et marqué les esprits, notamment aux côtés d’Alpha Blondy. Car c’est en effet avec Sam Koné (ex-batteur du Solar System) que l’aventure des Vieux Môgôs a commencé.

Christian, l’un des grands amis de Sam Koné, était responsable d’un studio d’enregistrement à Abidjan : « On surnommait Christian “Vieux Mogo” qui signifie en malinké le grand-frère » explique Sam Koné. En 1997, il contacte Lucien Atse, Joel Gbanda, Olivier Koffi, Christian, Joseph (Big Jo), Waiper Saberty et Evariste Yacé. Étant tous de la même génération musicale, ils baptisent naturellement le groupe Les Vieux Môgôs. Ils commencent rapidement à écumer les bars et les clubs d’Abidjan comme le Paim’s ou le Jamaica City, hauts lieux de la nuit ivoirienne.

En 2006, le groupe assure la première partie d’Ijahman au palais de la culture de Côte d’Ivoire. Et c’est, en 2011, que sort Confirmation, premier album des Vieux Môgôs estampillé Alpha Blondy Productions ! Les Vieux Môgôs participeront ensuite à plusieurs festivals reggae dont le Festa d’Alpha Blondy, le concert de charité pour Haïti au Sénégal (2010), le Festival international de Bamako avec Ismaël Isaac, les 24 heures reggae avec Tonton David… Autant d’événements culturels majeurs. En 2015, Les Vieux Môgôs participent à la première édition de l’Abi Reggae Festival à Abidjan aux côtés d’artistes internationaux comme Alpha Blondy, Ky-Mani Marley, Third World ou Morgan Heritage. On retrouvera aussi le groupe à l’occasion de la première édition de l’APT, festival gastronomique de renom, parrainé notamment par Tiken Jah Fakoly.

En janvier 2016, on retrouve Les Vieux Môgôs sur la scène de la seconde édition du Festival international de reggae du Burkina Faso, suivi de près par une prestation remarquée au MASA (Marché des arts du spectacle africain) en mars 2016. C’est à l’occasion de ce festival que le groupe va gagner plus encore le respect des artistes reconnus puisque leur reviendra l’honneur de backer Alpha Blondy, Tonton David, David Hinds (Steel Pulse) ou encore Takana Zion.

Depuis 2013, Les Vieux Môgôs travaillent sur ce deuxième album. Baptisé Motherland signifiant littéralement « mère patrie », mais évoquant le berceau, de l’humanité, l’Afrique. Cet album prolonge l’évolution du reggae africain, touchant du doigt une certaine universalité en empruntant à diverses dynamiques reggae des sonorités variées et s’exprimant tour à tour en langue locale (malinké, attié, bété), en français et également en anglais. À signaler côté musiciens, la participation de plusieurs pointures internationales comme Moctar Wurie et Sam Koné, respectivement clavier et batteur du groupe actuel d’Ijahman Levi. Le guitariste français Kubix a également répondu présent. Il apparaît dans la majeure partie de l’album et apporte lui aussi sa pierre à cet édifice sans frontière. L’album a été réalisé entre Abidjan et Paris, mixé par Timour Cardenas (Diaspora Rockers), ingénieur du son devenu incontournable dans le reggae, que l’on connaît pour avoir notamment travaillé avec Youssou’N’Dour, Danakil, Salif Keïta autant que Touré Kunda, ou plus récemment le duo hip-hop/reggae de Jahneration. L’ensemble a été masterisé par Plissman, connu pour sa collaboration grand public avec Carla Bruni.

Les textes abordés sont conscients et actuels, mention spéciale pour Clando revenant sur la situation actuelle des migrants et qui fera prochainement l’objet d’un clip. Il est aussi question dans cet album du Libéria, de l’Afrique au sens large (Motherland), du respect de l’homme et de thématiques sociales et spirituelles pour un album reggae, rasta et résolument africain.

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