Matthew Rugamba : l’homme qui fait porter le nœud papillon à tout le Rwanda

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A 27 ans, ce jeune homme pétri de talent dirige un empire qui fabrique et distribue des noeuds papillons à Kigali et au monde entier.

Il est le fondateur et directeur artistique de House of Tayo, une marque de mode basée à Kigali. Elle est connue principalement pour ses nœuds papillons, cravates, écharpes de poche et snoods qui sont fabriqués à partir de tissus « kitenge » africains.

Le jeune homme s’est lancé dans la mode en 2011. Au début, il faisait le commerce de ses nœuds papillons dans un sac à dos. À l’époque, il vivait et étudiait encore aux États-Unis.  Mais quand il rentrait au Rwanda pour les vacances, il fabriquait des nœuds papillons qu’il vendait ici et là aux passants. Pour démarrer son entreprise, Rugamba a dû compter sur ses économies grâce à un emploi d’été. Il a pu l’étendre avec le soutien de sa famille. Aujourd’hui, il est référencé dans le domaine de la mode dans son Rwanda natal.

Le designer a commencé à un moment où le secteur de la mode au Rwanda était encore un terrain non exploré. A présent, c’est un marché attrayant qui fait vivre les créateurs. Ce renversement de situation est l’œuvre de jeunes designers locaux qui sont rentrés au bercail après avoir vécu à l’étranger.  House of Tayo a réussi à conquérir un public plus large à l’étranger. Mais ses produits sont entièrement conçus au Rwanda avec l’aide d’artisans et de tailleurs locaux.

Rugamba est un créateur de mode autodidacte. Il a développé ses compétences de conception en regardant des tutoriels en ligne, en lisant des blogs de mode et en étudiant l’industrie en général.

Au fil des années, House of Tayo a connu une croissance régulière en raison de « véritables critiques » de la part des personnes qui ont acheté le produit. Résultat, Rugamba a déjà présenté ses collections à l’étranger, en l’occurrence à l’Africa Fashion Week de Londres en 2012. Il doit en partie son succès aux réseaux sociaux. Malgré tout, l’industrie textile rwandaise reste sous-développée avec un accès insuffisant au financement.

AHMED SILUE

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