Aboubacar Bakayoko, le « Messie » de l’industrie de la noix de cajou en Côte d’Ivoire

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IL y’a un an, la Côte d’Ivoire prenait la tête du classement mondial des pays producteurs de la noix de cajou. Aboubacar Bakayoko, jeune entrepreneur ivoirien, en a eu le flair. Il s’est lancé il y’a 4 ans dans la conception et la fabrication de machines 100% ivoiriennes pour la transformation du produit. son chiffre d’affaires en 2017, devrait atteindre les 2 milliards de francs CFA

Aboubacar Bakayoko est un grand rêveur, mais il sait surtout donner vie à ses projets. A 37 ans, il est propriétaire et à la tête de la Société de travaux d’ingénierie et de consultance (SOTIC). C’est la seule entreprise subsaharienne qui développe des machines de transformation de la noix de cajou.

Deux millions de francs CFA la décortiqueuse, c’est le même prix que ses concurrents internationaux. Mais ce qui rend ses produits exceptionnels, c’est qu’ils sont fabriqués non seulement en répondant aux normes européennes, mais ils sont plus solides. Hormis les moteurs qui sont importés d’Europe, le reste des pièces est fabriqué sur place à Abidjan. L’assemblage donne un résultat qui est même prêché par ses clients.

Ce qui a fait d’ Aboubacar Bakayoko un entrepreneur incontournable, c’est la brillante idée d’avoir misé sur l’anacarde quatre ans auparavant. Agréable surprise pour lui, car les années se succédaient tout en faisant de la noix de cajou un bijou du secteur agricole. Elle devient une nouvelle filière agricole très rentable de la Côte d’Ivoire. En 2016, le pays en est même devenu premier producteur mondial. Un succès qui attire de plus en plus les sociétés de transformation. Le secteur représente près de 300 milliards de francs CFA de revenus distribués.

Le produit phare de l’entreprise d’Aboubacar Bakayoko est la décortiqueuse. Elle décortique jusqu’à 25 kilogrammes par heure contre une dizaine seulement à la main. En outre, le travail des machines est de meilleure qualité. Elle enregistre seulement 3% de perte contre près de 50% pour une production manuelle.

En collaboration avec l’Institut nationale Félix Houphouët Boigny, il est en train de sortir de terre une usine-école. Objectif, former des techniciens, mais surtout fournir du personnel à ses usines. La première est en construction à Boundiali, au nord de la Côte d’Ivoire. Coût de l’investissement : 4 milliards de FCFA.

L’entrepreneur a aussi créé d’autres machines, comme le calibreur de noix de cajou qui remplace le tri à la main.

 

AHMED SILUE

 

 

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