Ncumisa Jilata, la plus jeune neurochirurgienne d’Afrique

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Cette Sud-Africaine de 30 ans, est la plus jeune neurochirurgienne du continent. Elle a été formée à Durban. C’est en 2009 qu’elle entre à l’université Walter Sisulu de Mthatha pour se faire former. La jeune Zoulou en ressortira en 2017 par la grande porte. Ncumisa Jilata a intégré le cercle très fermé des cinq femmes neurochirurgiens dans son pays l’année passée, lorsqu’elle a obtenu sa bourse pour le Conseil des neurochirurgiens d’Afrique du Sud.

D’office, elle fait partie depuis un an des 150 femmes médecins et résidents médicales travaillant dans le domaine de la neurochirurgie à travers l’Afrique, selon le dernier sondage de la Fédération mondiale des sociétés de neurologie.

Depuis quand nourrit elle la passion de la médecine ? « J’étais déjà au lycée quand j’ai décidé que je voulais devenir médecin, mais à l’époque je ne faisais pas de biologie, donc quand je suis arrivé au matriçage, j’ai dû faire trois années de biologie en une année, en plus des matières que j’avais déjà sélectionnées à partir de la 10e année », affirme-t-elle.

Source d’inspiration

Son attention pour les neurones est partie d’un déclic : « Pendant cette période, j’ai découvert le concept d’un neurone, ce qui est incroyable. Le fait que la société dans son ensemble était influencée et contrôlée uniquement par l’existence de cette structure m’a intrigué. C’est à ce moment-là que j’ai su que je voulais devenir neurochirurgien ».

Ncumisa Jilata est devenue un exemple d’esprit brillant, mais aussi très populaire auprès de la jeunesse de son pays. Elle comprend aisément la responsabilité que son statut lui impose. C’est pourquoi cette experte de la chirurgie s’emploie à inciter d’autres jeunes et surtout des filles à lui emboîter le pas. « Je veux donner du courage aux jeunes, les aider à franchir des barrières et les inviter à s’intéresser à la médecine. J’ai eu la chance d’avoir le Dr Coceka Mfundisi, une neurochirurgienne comme mentor. Elle m’a aidée à devenir ce que je suis », confie-t-elle.

L’un de ses désirs les plus ardent est de voir son pays et d’autres États africains former suffisamment de neurochirurgiens qui manquent sur le continent.

 

AHMED SILUE

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