Songhoy blues affirme son esprit de résistance

Facebook 4 Twitter 0 Google+ 0 Linkedin 0 Mail

Songhoy Blues nous vient du Mali et rend hommage à la pluriculturalité de Bamako dans le premier single de Résistance, le nouvel album du groupe. Après des débuts salués par la critique à la sortie de Music in Exile, Songhoy Blues confirme son statut de groupe à observer de très près avec l’album Résistance, un opus qui est sorti en juin dernier (16 juin).


Leur nom est une référence directe à l’empire Songhaï qui s’étendait au Mali et sur une partie du Nigéria voici cinq siècles, mais leur inspiration est plus récente puisque leurs maîtres de musique s’appellent Jimmy Hendrix, B.B King ou Ali Farka Touré. Pour Songhoy blues, tout a commencé en 2012 avec l’interdiction de toute musique non religieuse par les islamistes radicaux qui brûlent les instruments licencieux et punissent les musiciens. Les guitaristes Garba et Oumar Touré, accompagnés du chanteur Aliou Touré, filent alors à Bamako et, à l’occasion d’un mariage, créent leur groupe avec le batteur Nathanael Dembélé, afin de faire vivre la musique de leur région, le nord Mali, avec un fort accent blues.

En tournant dans les clubs de la capitale malienne, la formation se fait remarquer puis embarquer aux côtés de Damon Albarn, Brian Eno et Nick Zinner sur la tournée Africa Express. Des Trans-musicales de Rennes en passant évidemment par le Festival Fnac Live à Paris, ils ont enchaîné beaucoup de scènes en compagnie d’Alabama Shakes et Julian Casablancas du groupe de rock The Strokes. Le groupe s’inscrit dans la grande tradition musicale malienne des Rokia Traoré et autres Mamani Keïta. Songhoy Blues s’offre cette fois un duo avec Iggy Pop par exemple, ou avec Elf Kid de The Square, un collectif de hip-hop londonien apportant une touche urbaine très intéressante. Résistance joue sur le mélange des instruments, entre une guitare joliment disco et un synthé rythmé par des cuivres explosifs… L’album porte un regard lucide sur la société actuelle, en évoquant à la fois les conditions de vie des réfugiés, mais également la notion de succès (qui leur est quelque peu tombé dessus après Music in Exile) ou la vie nocturne de Bamako. C’est d’ailleurs le titre de l’un des morceaux phare, Bamako, concentré effervescent de bonne humeur. À écouter d’urgence…

 

Afrique 21

Facebook 0 Twitter 0 Google+ 0 Linkedin 0 Mail

695total visits,1visits today

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *