Le patriarche de la littérature ivoirienne.

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La littérature est la voix d’expression utilisée par les intellectuels africains pendant la colonisation et après les indépendances. Elle fut une arme des plus efficaces pour des écrivains talentueux dont regorge le berceau de l’humanité. Au nombre de ces illustres défenseurs de la négritude et de la condition humaine nous citerons l’illustre Bernard Binlin Dadié.

Née le 10 janvier 1916 à Assinie,  ville situé dans le sud de la Côte d’Ivoire, Bernard Dadié est le fils de  Gabriel Dadié. Il  a étudié à l’école William Ponty de Gorée  avant de travailler à  l’IFAN de dakar.  Il retourne ensuite dans son pays en 1947 et milite au RDA. Homme de lettre mais aussi homme politique, il est arrêté pendant les troubles de 1949 et croupis durant 16 mois en prison. Bernard Dadié tient un journal pendant son incarcération qu’il publiera en 1981 « Carnet de prison »

Après les indépendances, il  devient le chef de cabinet du ministre de l’Éducation nationale, directeur des Affaires culturelles, inspecteur général des Arts et Lettres, et, en 1977, il devient ministre de la Culture et de l’Information

Ecrivain engagé, il est  considéré comme le père de la littérature ivoirienne notamment à travers ses œuvres qui regroupent tous les genres littéraires, une bibliographie véritablement prolifique. Ce qui lui a valu de remporter de nombreux prix et d’avoir une rue qui porte son nom.

En 1965 il obtient le Grand prix littéraire d’Afrique noire pour « Patron de New York », et le prix UNESCO/UNAM en 2016 pour son action en faveur de la culture africaine. Le Grand Prix des Mécènes de l’édition 2016 des Grands prix des associations littéraires lui a également été décerné le 09 mars 2017 à Yaoundé, au Cameroun, en hommage à toute son œuvre bibliographique.

Agé de 102 ans aujourd’hui, ce grand homme reste une figure de proue de la littérature ivoirienne, ainsi qu’un modèle qui a suscité l’amour pour la littérature à plus d’un.

 
Les Œuvres de Bernad Dadié.

Climbié (1953) Paris: Seghers.

Carnet de prison (1984); Abidjan: 1949-1950

Chroniques
Les Villes (1933)
Un Nègre à Paris (1959) Paris: Présence africaine.
Patron de New York (1956) Paris: Présence africaine.
La Ville où nul ne meurt (1968) Paris: Présence africaine.

Scénarios
Monsieur Thôgô-Gnini (1970) Paris: Présence africaine.
Mhoi cheul (1979) Paris: Présence africaine.
Béatrice du Congo (1995) pièce en 3 actes. Paris: Présence Africaine.

Poésie
Afrique debout (1950) Paris: Présence africaine.
La Ronde des jours (1956) Paris: Seghers.
Hommes de tous les continents (1967) Paris: Présence africaine.
Nouvelles
Légendes africaines (1954) Paris: Seghers.
Le Pagne noir (1955) Paris : Présence Africaine.
Commandant Taureault et ses nègres (1980)
Les Jambes du fils de Dieu (1980) Abidjan, Paris: Ceda / Hatier.

EDI GRACE

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