ONU/ La Camerounaise Vera Songwe à la tête de la Commission économique pour l’Afrique

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A 48 ans, Vera Songwe, jusqu’avant sa nomination comme Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique des Nations Unies (CEA) en ce  mois d’Avril 2017, était la directrice du bureau Afrique de l’Ouest et centrale de la Société financière internationale (IFC), qui dépend de la Banque mondiale. Vera Songwe a été choisie par António Guterres, Secrétaire général des Nations unies, pour prendre la tête de la Commission économique pour l’Afrique des Nations Unies (CEA). Un choix fort intéressant qui démontre l’excellent travail abattu par Vera  a tous les postes qu’elle a occupés. Afrique 21, à travers ce portrait vous invite à découvrir la nouvelle patronne de la Commission économique pour l’Afrique de l’Onu.


En succédant à Carlos Lopes, la Camerounaise Vera Songwe devient Secrétaire général adjoint de l’ONU et Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique des  Nations Unies. Ce, depuis le 13 avril après que le bissau-guinéen Carlos Lopes ait démissionné depuis le 31 octobre 2017.

Retour sur un parcours exceptionnel

De nationalité camerounaise, Vera Songwe est né d’un père médecin. Elle a fait ses études dans la banlieue de Bamenda au sein du ‘’Our Ladies of Lourdes College’’. Elle poursuit ensuite ces études en Belgique en économie- mathématique à l’université catholique de Louvain-la-Neuve, où elle obtient un doctorat. Puis elle se rend ensuite aux États-Unis, et, après un passage de trois ans à l’université du Michigan, elle obtient un poste de professeur à l’université de Californie du Sud, tout en travaillant à la Banque de réserve fédérale de Minneapolis. Vera Songwe est donc titulaire d’un doctorat en économie mathématique de l’Université catholique de Louvain en Belgique et diplômée de l’Université du Michigan, Ann Arbor d’une licence en économie et en science politique.

Elle entre à la Banque Mondiale en 1998 en tant que jeune cadre dans la Région Asie de l’Est et Pacifique. En 2007, elle devient conseillère de la nouvelle directrice générale de l’institution, Ngozi Okonjo-Iweala. Puis en 2011, elle est nommée directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal, le Cap-Vert, la Gambie, la Guinée-Bissau et la Mauritanie.

Bien connu du monde économique, Vera Songwe siège au Conseil d’administration de la fondation Tony Elumelu qui œuvre pour la promotion de l’entrepreneuriat africain. Conférencière, elle est une contributrice privilégiée dans de nombreux événements internationaux touchant à l’Afrique dans le domaine de l’économie. Elle est aussi membre de l’African Leadership Network (ALN) et analyste à la Brookings Institution. Elle faisait également partie de la commission Kagame, une équipe de neuf experts mobilisés il y a quelques mois par le président rwandais pour réfléchir à la réforme de l’Union africaine. En 2013, le magazine Forbes la classe parmi les « 20 jeunes femmes les plus puissantes d’Afrique ».

En 2016, elle prend de nouvelles responsabilités avec la direction du bureau Afrique de l’Ouest et Afrique centrale (soit 23 pays) de la Société financière internationale, une filiale de la Banque mondiale chargée du privé.

Vera une personnalité Influente

Vera Songwe fait partie de l’équipe de la Banque mondiale qui a récemment sécurisé 49,3 milliards de dollars de financements concessionnels pour les pays les plus faibles revenus du monde dans le cadre de l’Association internationale de développement (IDA).  Vera Songwe a également travaillée en Asie orientale et pour la région Pacifique en tant que coordonnatrice Pays et économiste principal; elle a initié le dialogue sur les politiques macroéconomiques, la politique budgétaire et les questions de gouvernance dans ces régions.

Vera Songwe a également travaillé en Mongolie, au Cambodge et au Maroc sur la gestion des différents programmes de la Banque mondiale.

Le mérite de Vera a été reconnu une fois de plus  pour son expertise. A la fin de l’année fiscale de la Banque mondiale, en juin 2015, le Sénégal s’est par exemple hissé pour la première fois en tête des pays africains, avec un taux de décaissement de 30 %. Ce, grâce à un apport significatif de Vera en poste au Sénégal.

L’institution de Bretton Woods s’est activement impliquée dans la lutte contre les inondations et en faveur de l’agriculture, notamment en Casamance où la productivité des femmes a doublé voire triplé. « Ce projet m’a beaucoup marquée par son caractère concret. Partis de zéro, nous avons fait en sorte que les femmes disposent de machines pour assurer le décorticage du riz, et elles sont devenues des entrepreneuses », se réjouit-elle.

Autre motif de satisfaction : le Sénégal et la Mauritanie figurent dans le top 10 des pays réformateurs du rapport « Doing Business ». La Guinée-Bissau constitue la seule fausse note. « Nous ne sommes pas parvenus à stabiliser sa situation macroéconomique. Le pays, après le coup d’État de 2012, a été à l’arrêt pendant deux ans », déplore Vera Songwe. Qui se console en constatant que les enfants sont de retour à l’école, que des efforts ont été consentis dans l’agriculture et que les cliniques ont rouvert.

Christian GUEHI

 

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