Mix Premier, la voix de la métamorphose

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Il a longtemps été connu sous le nom de DJ Mix, mais se fait à présent appeler Mix Premier. Car pour Émile Sofonnou, son nom d’état civil, le changement, c’est maintenant. Celui qui a gagné l’Award de la plus belle voix du coupé décalé 2016 a en effet décidé de donner un tournant à sa carrière musicale. Son dernier titre Mal à la tête jette déjà les bases d’une nouvelle orientation qui vise à innover et à se professionnaliser, mais aussi à offrir à son genre musical de départ, le coupé décalé, une assise plus diversifiée et originale.


Tout a commencé à Port-Bouët où sa famille, originaire du Bénin, réside depuis son plus jeune âge. Les premiers chants débutent dans la chorale de l’église que fréquentent les membres de sa famille, où, déjà, la voix du jeune Émile résonne particulièrement juste. Lorsque sa mère ouvre un maquis, il découvre, fasciné, le DJ qui anime régulièrement les soirées. Émile se rend utile en aidant l’artiste pour le déplacement et l’installation de son matériel de sonorisation, puis, sous l’œil indulgent du professionnel, il s’essaie aux platines lors des courtes pauses de ce dernier. Cette période initiatique lui permet d’apprendre et de se former, et il peut ainsi commencer une carrière de DJ qui le mène au sommet des charts.

Celui qui s’est révélé au grand public en 2007 avec le titre Bobaraba (expression malinké pour désigner les fesses très rondes) qui a rendu populaire la danse du même nom, a beaucoup travaillé. Quelque quatre albums et plus de trente titres plus tard ; là haut, Bobaraba, Révélation et Coup de poignard a acquis ses lettres de noblesse dans le genre du coupé décalé. Mais son dernier single Mal à la tête a mis en avant sa voix de velours en plus de son sens naturel du rythme. Le titre connaît dès sa sortie un succès considérable. Depuis, le refrain est chanté en chœur chaque fois qu’il est joué en discothèque. Mix Premier a accompagné le single d’un clip tourné dans un village de l’intérieur. Avec plus de deux millions de vues sur YouTube et la reprise en chœur systématique de ses paroles sur les dance floor abidjanais, l’artiste est bien décidé à donner à sa carrière le tournant international qu’elle mérite. Entouré de ses musiciens fidèles (on peut citer son percussionniste Ebénizer, son batteur Moïse ou son guitariste Landrau Guitar), il travaille depuis peu avec une nouvelle directrice artistique, Jocelyne Thomas, qui l’accompagne dans sa recherche de la nouveauté et du professionnalisme.

Nul doute que « La panthère de la pantaranacuista », son surnom pour les initiés, saura conserver la passion de son public ivoirien et ouest-africain. Car celui qui a soufflé sa trente et unième bougie lors d’une fête mémorable au Star Life en octobre dernier a plus d’un tour décalé dans son sac afin de faire danser la planète et de nous ravir de sa voix chaleureuse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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