Moussa KONATÉ et l’affaire des coupeurs de têtes

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Entre modernité et tradition, le Mali dans tous ses états.


À Kita, la foule venue accueillir l’équipe de foot est repartie de la gare en dansant et en abandonnant sur place un mendiant immobile et surtout sans tête. Dans la nuit, un esprit vêtu de rouge est passé dans la colline, armé d’une torche. Le matin suivant, un autre mendiant décapité a été trouvé au marché. Le commissaire Dembélé et son adjoint, le moderne Sy, sont dépassés par la situation. Les notables et les religieux y voient un châtiment de la dépravation moderne. Le commissaire Habib est envoyé à leur rescousse, il connaît bien la ville et ses coutumes. Il sait résister aux pressions multiples. Habib et le jeune Sosso, son adjoint, mènent l’enquête, chacun selon son style et ses compétences, et évitent les embûches qu’on leur tend pour que rien ne bouge. Les cadavres sans tête se multiplient, les jeunes gens modernes font des affaires et les religieux prient. Mais que deviennent ces têtes sans corps ? Moussa Konaté raconte avec talent et tendresse le village où il a passé son enfance, il met en scène les enjeux de la société malienne, prise entre tradition et modernité, entre logique de l’État et religion musulmane. Son style ironique et plein d’humour donne un charme tout particulier à ce dernier roman écrit quelques mois avant sa mort.

Moussa Konaté est né à Kita (Mali) en 1951. Cofondateur du Festival Étonnants Voyageurs à Bamako, dramaturge, éditeur, sentinelle avisée, il n’a eu de cesse de prêter sa voix à un continent souvent réduit au mutisme. Il s’est éteint en 2013, à Limoges. Dans la même série, il a publié L’Empreinte du renard, La Malédiction du Lamantin (Points) et L’Assassin du Branconi (Série Noire).

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