Mo Ibrahim, le milliardaire philanthrope africain

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Né en 1946, «Mo» Ibrahim,  est un milliardaire anglo-soudanais et entrepreneur dans le domaine des télécommunications. Il a travaillé pour plusieurs entreprises de télécommunication avant de fonder Celtel qui, à sa vente, comptait 24 millions d’abonnés au téléphone mobile dans 14 pays d’Afrique. Après la vente de Celtel en 2005, pour un montant de 3,4 milliards de dollars, il crée la Fondation Mo Ibrahim pour inciter à une meilleure gouvernance en Afrique, ainsi que l’Indice Mo Ibrahim, permettant d’évaluer annuellement la qualité de la gouvernance pour chaque pays africain.  A travers cette lucarne, Afrique21 vous embarque à la découverte de ce milliardaire amoureux de paix et de démocratie en Afrique.


Mohamed Ibrahim dit «Mo Ibrahim» est une figure de réussite  en Afrique. En effet, il  est  membre du Comité consultatif régional pour l’Afrique à la London Business School. En 2007, il lance le Prix Mo Ibrahim pour le leadership d’excellence en Afrique récompensant, par un paiement initial de 5 millions de dollars et un paiement annuel à vie d’un montant de 200 000 dollars, des chefs d’Etat ayant exceptionnellement amélioré la sécurité, la santé, l’éducation, le développement économique et les droits politiques dans leurs pays, et transféré démocratiquement leurs pouvoirs à leurs successeurs.

La Fondation Mo Ibrahim ne parvient toujours pas à trouver un lauréat du prix pour un leadership d’excellence en Afrique

Le prix Ibrahim pour « un Leadership d’excellence » en Afrique restera une année de plus sans acquéreur. C’était déjà le cas en 2015 et 2016, lorsque les membres du jury n’avaient pas réussi à trouver d’anciens chefs d’État ou de gouvernement à la hauteur.

« Le Prix Ibrahim a pour objet de mettre en exergue les dirigeants qui ont démontré un leadership véritablement exceptionnel, ce qui, par définition, est rare. Après des discussions approfondies et mûre réflexion, le Comité a décidé de ne pas attribuer le Prix 2016 », a commenté le Dr Salim Ahmed Salim, président du Comité d’attribution du Prix.

Seulement quatre lauréats

Les lauréats doivent être d’anciens chefs d’État ou de gouvernement d’un pays d’Afrique subsaharienne, élus démocratiquement, qui ont quitté leurs fonctions au cours des trois dernières années.

Seuls quatre d’entre eux ont reçu le prix depuis sa création : le Namibien Hifikepunye Pohamba (2014), le Cap-verdien Pedro Pires (2008), le Botswanais Festus Mogae (2008), et le Mozambicain Joaquim Chissano (2006). L’icône de la lutte contre l’apartheid Nelson Mandela est, pour sa part, titulaire honoraire.

 

L’homme d’affaires anglo-soudanais Mo Ibrahim a fustigé les « complices de la corruption en Afrique », notamment français, en marge du forum de sa Fondation qui célébrait son dixième anniversaire du 6 au 9 avril à Marrakech, dans le sud du Maroc.

Chaque année, personnalités politiques et du monde des affaires, se réunissent pour le week-end de la Fondation  Mo Ibrahim afin « d’identifier les enjeux politiques clés du continent », selon ses organisateurs.

Il se tient cette année au Maroc, pays qui mène une vaste offensive diplomatique en Afrique, couronnée par son retour au sein de l’Union africaine en janvier dernier.

Dans une interview vendredi à l’AFP, Mo Ibrahim, classé par le Time magazine parmi les 100 personnes les plus influentes de la planète, s’est attaqué aux complices des dirigeants africains corrompus.

« Il faut se demander qui sont les complices de la corruption en Afrique, ces hommes d’affaires qui corrompent les leaders africains », a déclaré l’ancien magnat des télécommunications, aujourd’hui âgé de 70 ans.

« La France a introduit des lois anti-corruption il y a soixante ou soixante-dix ans. Mais combien de Français impliqués dans des affaires de corruption en Afrique sont passés devant des tribunaux? Zéro. Les leaders africains se corrompent-ils seuls? », A-t-il ironisé.

Après avoir travaillé dans le secteur des télécoms à Londres, Mo Ibrahim a fondé sa société de téléphonie mobile Celtel, qu’il a vendue en 2005 au groupe koweitien MTC.

« Nous ne voulons pas que la communauté internationale présente devant la justice les leaders africains corrompus, nous voulons savoir où va l’argent de la corruption », a poursuivi Mo Ibrahim, dont la fortune est estimée à 1,1 milliard de dollars.

Le chanteur et homme politique sénégalais Youssou N’Dour s’est lui félicité des « grandes avancées qu’a connues l’Afrique en matière de bonne gouvernance et de démocratie », et de la « réappropriation du pouvoir par les populations ».

« Les populations n’acceptent plus que leurs dirigeants exagèrent au pouvoir au-delà de ce qui est tracé par la Constitution. Les populations ont repris le pouvoir et c’est cela qui amène aussi les leaders africains à faire de la bonne gouvernance pour être réélus », a-t-il poursuivi.

« L’Afrique a connu des avancées en matière de gouvernance, mais ce n’est pas assez », a nuancé pour sa part la Secrétaire générale adjointe de l’ONU, la Nigériane Amina J. Mohammed.

Parmi les participants, figuraient notamment le milliardaire nigérian Aliko Dangote, l’ancien secrétaire général de l’ONU Kofi Annan, le patron de la Banque africaine de développement Akinwumi Adesina ou encore l’ancien président allemand Horst Köhler.

La Fondation Mo Ibrahim publie chaque année un indice évaluant les avancées ou les reculs en matière de bonne gouvernance en Afrique, et récompense depuis 2007 les dirigeants africains qui incarnent un « leadership d’excellence ».

Fin février, son jury avait annoncé ne pas avoir trouvé de candidat ayant réuni l’ensemble des qualités requises en 2016, pour la sixième fois en dix ans.

Le prix a notamment été remis à l’ancien président mozambicain Joaquim Chissano, ou encore à l’ancien président sud-africain Nelson Mandela, icône de la lutte contre l’apartheid.

Grace EDI

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