Le Maroc se dote du premier TGV d’Afrique

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« Al-Boraq», c’est le nom du premier train propulsé, ce jeudi 15 novembre, à une vitesse de 320 km/h en Afrique, moins que les 350 Km/h de sa vitesse de pointe. La postérité retient que le royaume nord-africain est le premier pays du Continent à connaître l’euphorie d’une telle vitesse de pointe. Mohammed VI, le roi du Maroc, en compagnie du président français, Emmanuel Macron, ont inauguré ce projet phare dont les spécialistes estiment qu’il va changer la face du Maroc.

 

Pour un engin de vitesse, il a connu beaucoup de retards. L’inauguration de ce jeudi 15 novembre 2018, aurait dû avoir lieu comme prévu en 2015. Mais une série de retards dans l’exécution de ce projet maroco-français pour lequel l’Office national des chemins de fer (ONCF, Maroc) a fait appel à l’expertise d’Alstom, des consortiums Ansaldo-Ineo et Colas Rail-Egis Rail, de la Cegelec et de la SNCF.

Lors d’une cérémonie d’inauguration faste présidée par Mohammed VI, le roi du Maroc, en compagnie du Français Emmanuel Macron, les deux chefs d’Etat ont reçu de façon symbolique les deux premiers tickets après avoir passé en revue un détachement de la Garde royale et salué les PDG des différentes entreprises impliquées dans le projet, mais aussi des représentants émiratis et koweïtiens, parties prenantes dans son financement.

Toujours dans la symbolique, Mohammed VI et Emmanuel Macron et leurs délégations ont été les premiers passagers du TGV Al-Boraq qui les a amenés à une vitesse de 320 km/ h de Tanger (au nord) vers Rabat, la capitale marocaine. Un trajet de 1h20 mn au lieu des 3h45 mn en train de ligne classique.

Le Maroc, premier pays d’Afrique à se doter d’un TGV

Le Maroc est-il le terrain d’expérimentation de la révolution du transport ferroviaire en Afrique ? Le royaume nord-africain, qui envisage d’exploiter d’ici 2040, quelque 1 500 km de rails destinés à la Grande vitesse, accueille le premier TGV du Continent. La confusion est ainsi levée avec le train reliant Abuja-Kaduna, inauguré en juillet 2016 au Nigeria et présenté comme le premier TGV d’Afrique, comme l’ont vérifié nos confrères d’Africa Check.

Pourtant, le projet ne fait pas l’unanimité dans le pays. Beaucoup s’interrogent sur son coût (2,1 milliards d’euros) financé à 51 % par la France des prêts, 28% par l’État marocain et à 21% par différents fonds arabes d’Arabie Saoudite, des Emirats Arabes Unis et du Koweït. Les opposants font rappeler les coûts supplémentaires engendrés par la série de retards à la livraison du projet. D’un autre côté ce premier TGV d’Afrique raccourcit les distances dans le royaume en les divisant quasiment de moitié entre des villes charnières pour l’activité économique. Une rapidité sur laquelle le Maroc devrait s’appuyer pour promouvoir sa position de hub des affaires.

 

https://afrique.latribune.fr/entreprises/services/transport-logistique/2018-11-15/le-premier-tgv-d-afrique-roule-desormais-au-maroc-797634.html

 

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