Êlê Festival d’Adiaké / Un festival sportif et touristique extraordinaire sur la lagune Aby

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Danses traditionnelles, démonstration culinaire, fanfare, fête populaire de la pirogue. Telle est l’atmosphère qui règne au Êlê Festival d’Adiaké, l’un des plus grands festivals de course de pirogues de l’Afrique de l’ouest. Avec des sites exotiques tels que la belle plage d’Assinie Mafia, le Parc des Îles Ehotilés, les bancs de sable et la carrière de coquillages, le Êlê Festival d’Adiaké est un délice touristique et sportif. Si vous n’avez jamais  vu cette ville ou encore participé à ce grand festival alors Afrique 21 vous y entraîne à travers un portrait détaillé.


Êlê Festival d’Adiaké est un cadre qui allie découverte, opportunités d’affaires, divertissement et détente. Un festival qui favorisera l’essor économique du département, offrant ainsi des opportunités d’emplois et fait d’Adiaké une destination touristique privilégiée. Les équipes de piroguiers et piroguières viennent de plus de 23 villages de la commune et du département d’Adiaké. Cette initiative de la mairie d’Adiaké jouit d’une renommée nationale et internationale favorise l’essor économique du département et fait d’Adiaké une destination touristique privilégiée.

Ce festival jouit d’un appui technique de la Fédération ivoirienne de pirogue canoë kayak et aviron (Fipcka). Ce festival a donné naissance  à des clubs de canoë kayak en vue de prendre part aux compétitions de la Fédération. Ce Festival a un volet de reconnaissance qui rend un vibrant hommage à l’ancien champion de canoë kayak, Abia Koutouan.

Êlê Festival dans sa dimension sportive

Les équipes féminines courent 300m en aller et retour soit un total de 600m. Les équipes masculines quant à elles, courent 600m en aller et retour pour un total de 1200m à parcourir. Cette course du « Êlê Festival d’Adiaké » se déroule sur le plan d’eau de la lagune Aby.  Pour les autorités municipales, initiatrices du festival « cette activité participe de la volonté de la municipalité de promouvoir les atouts économiques, touristiques et culturels du département d’Adiaké ».  Le super prix « Êlê Festival d’Adiaké », est d’une valeur de 3.000.000FCFA.

En dehors de ces compétions au super prix « Êlê Festival d’Adiaké », figurent des démonstrations telle que Kayak-le canoë, l’aviron, le jet ski, le ski nautique, le Bal de génération, le théâtre scolaire, et les dégustations de mets types du terroir.

« Êlê Festival d’Adiaké » et sa dimension touristique

Ce vaste projet qui prend en compte l’intense activité agricole et la pêche s’appuie sur la richesse culturelle et touristique du département d’Adiaké pour permettre aux visiteurs de découvrir la cuisine de terroir, un plan d’eau lagunaire entièrement navigable, un secteur touristique en pleine expansion avec l’exploitation des plages, des parcs des iles Ehotiles, Elima, les bancs de sables, la carrier de coquillage. Le tout est que cette belle ville est à une heure de route de la capitale  économique ivoirienne Abidjan.

A la découverte d’Adiaké

Le département d’Adiaké (déformation de « Adjêkê », nom d’un ruisseau), comprend trois peuples organisés en royaume : les Ehotilé, les Essouma et les Adouvlais-Sohié. Adiaké porte le nom d’un ruisseau « Adjèkè ».

Les premiers habitants d’Adiaké sont venus de Krindjabo sous la chefferie de monsieur AMONTCHI ; Ce dernier a été suivi par MOSIS et la communauté s’est agrandie avec l’arrivée des Essouma, Baoulé, Nigériens et enfin les Ehotilé qui sont paradoxalement les chefs terriens. C’est donc seulement à l’arrivée de ces derniers que le premier chef du village a été intronisé en la personne de KENDJA KASSI en 1935, un Ehotilé venu d’Eplémlan comme tous les autres.

Quant au peuple Essouma, il est venu des environs de la vallée du Nil à la chute du grand empire d’Egypte sous la conduite du prince AKA SRIBO. Après les nombreuses guerres victorieuses durant la traversée du désert (guerre d’Agnuan-agnuan) qui signifie du sable rien que du sable, ces derniers se sont installés à Assoko en passant par Esso. Ils se sont déplacés par la suite sur un nouveau site entouré d’épines impénétrables pour créer le village Eisini qui par déformation a donné Assinie qui signifie ‘’où es-tu caché’’.

Ce peuple tirait sa puissance économique de l’or et de la production de sel. Ainsi, la cour du roi d’Assoko fut la première porte d’entrée du colonisateur en Côte d’Ivoire. Le premier poste administratif de toute la région fut créé dans le village d’Assinie au bord de l’océan atlantique. Ce poste a été englouti sous les eaux en 1942. Ceci a occasionné la création de la sous-préfecture d’Adiaké qui, autrefois était un poste administratif en lieu et place d’Assinie-Mafia.
Les Adouvlais-Sohié ou N’zima (peuple de pêcheurs) venus d’Adu au Ghana sous la direction du roi KROUTCHI, ont créé le village Tiapoum qui signifie (attraper la fumée) en 1816 à la suite d’un conflit avec un roi du Ghana nommé BOGNINI. Mais KROUTCHI et sa suite seront traqués par la police britannique qui avait colonisé la région. Ainsi le long de son itinéraire le roi installait les notables et fondait des campements à son passage. Ces campements sont devenus par la suite des villages, c’est le cas de Nouamou, Ebouéda, Tiapoum.

Adiaké en raison des activités commerciales et touristiques, a enregistré l’afflux de nombreux allochtones et allogènes venus du Burkina Faso, Mali, Ghana, Bénin, Togo, Nigéria, Sénégal, de la Mauritanie et de l’Europe.

Présentation administrative

Le département d’Adiaké est situé dans le sud-Est de la Côte d’Ivoire, dans la région Sud-Comoé et compte quatre sous-préfectures (Adiaké, Assinie-Maffia, Etueboué, et Tiapoum), réparties en : 3 communes, de  84 villages, 12 pays ruraux, 3 cantons, 3 royaumes. Adiaké a une population estimée à plus de 100 445 habitants et une superficie de 1 662,42 km2. Il est limité au Nord par le département d’Aboisso ; au Sud par la lagune Aby et l’océan atlantique ; à l’Est par le Ghana, à l’Ouest par le département de Grand-Bassam.
L’impact des richesses d’Adiaké

Le département d’Adiaké présente de nombreux atouts pour la promotion des activités lucratives en générale et particulièrement dans le secteur touristique. En effet, la richesse des sols, la bonne répartition des pluies, les nombreux bas-fonds, la proximité d’Abidjan, le réseau routier, des organisations agricoles bien structurées et les établissements d’encadrement présent dans le département sont autant d’avantages pour la population.  La main d’œuvre est également abondante dans la mesure où près de la moitié de la population est jeune. Cependant, l’exploitation des parcelles demeure fastidieuse à cause du relief accidenté surtout au niveau des sous-préfectures de Tiapoum, et d’Etuéboué.

La  pêche

La pêche constitue la principale activité économique du département d’Adiaké. Elle se pratique aussi bien sur la lagunaire Aby, vaste de 42500 ha qu’en mer sur le plateau continental de 2520 km2 au large de la façade maritime d’Assinie-Mafia. La production de la pêche est de plus de 188,85% à ce jour. Les populations tirent toutefois l’essentiel de leurs ressources de l’agriculture même si relief en général accidenté surtout au niveau des sous-préfectures de Tiapoum, et d’Etuéboué ne favorise pas toujours l’activité agricole à Adiaké, signale-t-on.

La sous-préfecture d’Adiaké dispose néanmoins de plantations de palmier à huile, de cocotier, d’hévéas, de l’ananas, de café, et du cacao. Ces villes disposent chacune au moins d’un hôpital, de plusieurs écoles primaires, d’au moins un établissement secondaire. Ces localités ont accès à l’électricité, dispose d’un système de distribution d’eau potable, et ont accès au réseau de téléphonie fixe et mobile.

 

Christian Guehi

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