Côte-d’Ivoire : Du cacao pour produire de l’électricité.  

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La Côte-d’Ivoire vient de lancer un projet original de construction de centrale électrique à biomasse alimentée par les déchets issus de la production de cacao.

 

La Côte-d’Ivoire sera bientôt le premier pays au monde à utiliser les déchets issus de la production de cacao pour produire de l’électricité. L’équipement, dont le coût est évalué à 232 millions d’euros est prévu pour entrer en service en 2023. Le projet est mené par la Société ivoirienne des énergies nouvelles. Mais son étude de faisabilité est financée par l’Agence américaine pour le commerce et le développement. Une participation qui s’inscrit dans le rétablissement de relations économiques et commerciales actives entre les deux pays. Depuis l’élection de Monsieur Alassane Ouattara à la présidence, celles-ci ont en effet augmenté de 55%, ce qui fait désormais des États-Unis un partenaire de premier ordre de la Côte-d’Ivoire.

Pourquoi le cacao ?

Parce qu’avec 35% de la production mondiale -soit 1,4 million de tonnes de fèves récoltées, la Côte-d’Ivoire est leader sur le marché de ce précieux ingrédient. Elle a donc toutes les raisons de chercher à améliorer les performances de cette filière, notamment en valorisant les résidus de son exploitation, à savoir les cabosses vidées et les fèves inutilisables. Plutôt que d’être simplement brûlées, les 26 millions de tonnes de déchets produits chaque année serviront ainsi bientôt à alimenter une centrale électrique à biomasse.

Autre avantage : la combustion de ces déchets dans une chaudière adaptée alors qu’ils sont encore aujourd’hui le plus souvent incinérés à l’air libre devrait permettre d’économiser 250 000 tonnes de CO² chaque année. En sus, la future centrale à biomasse sera construite à Divo, dans le sud de la Côte-d’Ivoire, l’une des plus importantes régions productrices de cacao du pays. Le combustible sera donc disponible en quantité et à proximité directe de l’unité de production électrique, ce qui limitera les coûts en transport et les émissions de CO² qui l’accompagnent. La Côte d’Ivoire confirme ainsi qu’il est possible de valoriser des déchets, tout en améliorant son bilan carbone.

 

Ahmed silué

 

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