Bourses Africaines/ Romuald Yonga, un expert financier au service de l’économique africaine

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Les bourses des valeurs africaines se dynamisent avec un réel espoir pour le développement  durable en Afrique. Ce dynamisme dans le secteur des bourses des valeurs en Afrique n’est plus qu’une question de temps. A y voir les actions de certains experts financiers, on réalise l’effectivité de cela. L’expert financier Romuald Yonga, fondateur et CEO d’African Markets, à de grandes ambitions pour l’Afrique. Soutenir une ambition est un choix crucial. Perte ou gain, voilà les deux résultats possibles. Il devait prendre une décision et il l’a prise. Il avait pourtant la possibilité de faire une carrière prometteuse en banque d’affaires à Paris en France ou il était très sollicité par des établissements bancaires. Il décida loin de ces offres de travailler pour lui-même. Sa plateforme d’information boursière  (African Markets) est devenue aujourd’hui, une référence pour les acteurs des finances. Mieux pour ceux qui cherchent à investir sur les marchés boursiers africains. Afrique 21 à travers un portrait vous invite à la découverte de Romuald Yonga, l’un des meilleurs experts financiers au monde.

Naissance et parcours universitaire et professionnel exemplaire

Né à Douala en 1985 au Cameroun d’un père banquier et d’une mère femme d’affaires, au sein d’une famille de sept enfants Romuald Yonga reçoit les « gènes » de la finance. Une fois son baccalauréat acquis, il s’envole pour Paris où il intègre l’Ecole supérieure d’Ingénieurs Léonard de Vinci ou il est en sortira, en 2009, avec le diplômé d’Ingénieur financier. Toutes les formations qu’il a reçues  l’ont permis d’associer finance de marché, mathématique et informatique. Son profil technique et son amour des chiffres l’ont valu de travailler dans les salles de marché de banques d’investissement françaises, notamment Crédit agricole et BNP Paribas dans le domaine des produits dérivés. À la base sans aucune connaissance en développement web et tout en continuant à travailler pour une grande banque française, son profil, à la fois technique et financier, l’a donc permis de développer et lancer en 2012 la plateforme African Markets. Mais d’où est venu le besoin de la mise en place d’Africain Markets ?

Remarquant un cruel manque d’information à ce propos, conjugué à une certaine dynamique naissante sur les places africaines, il ressent le besoin de combler cette lacune. Il avait pourtant la possibilité de poursuivre une carrière prometteuse en banque d’affaires à Paris en France. Il devait prendre une décision et il l’a prise. Il décida loin de ces offres de travailler pour lui-même. Sa plateforme d’information boursière  (African Markets) est devenue aujourd’hui, une référence pour les acteurs des finances.

L’enjeu pour Romuald

Le contexte était favorable pour l’action de African Markets en Afrique. En effet, parce que d’une part, selon lui, des crises financières s’étaient succédé à partir de 2007 où on a pu observer une chute des valeurs sur les marchés occidentaux et plus tard sur les marchés émergents. Pour Romuald, une place financière est donc restée robuste : celle des marchés africains. Les investisseurs à la recherche de rendement se sont donc naturellement tournés vers l’Afrique. De cette orientation l’expert faire savoir qu’ils ont tout de suite dû faire face à un problème majeur : le manque criant d’information sur ces marchés et sur les sociétés.

Les tournés vers l’Afrique se demandait Comment y investir ? Comment s’assurer de la sécurité des investissements ? Comment accéder aux données de marchés, aux informations financières.  A ces nombreuses questions s’ajoutaient d’une autre part, de son constat : la méconnaissance de ces marchés.

African Markets » ?

African Market est une plateforme multilingue destinée à fournir aux investisseurs vers l’Afrique, l’ensemble des informations nécessaires à parfaire leurs connaissances des marchés africain. La plateforme, qui comprend notamment les résultats, cours boursiers et actualités financières des sociétés africaines, innove en ce qu’elle permet aux investisseurs de suivre leurs portefeuilles via une interface unique. African Markets qui est dédié aux marchés financiers africains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest,  prend le soin de mettre ces  des études, analyses, statistiques à la disposition d’un public averti, en l’occurrence les investisseurs. L’un des objectif majeur de Romuald est de permettre au africains de comprendre  la question des bourses financières. Pari  qui se réalise jours après jours.  La plateforme est d’ailleurs devenue une référence en la matière pour diverses organisations, ainsi que la presse panafricaine et même internationale. Un projet dont l’idée émerge alors que Romuald Yonga est en poste chez BNP Paribas à Paris.

L’impact d’African Markets sur l’Afrique

Romuald Yonga permet aujourd’hui aux africains, grâce à African Markets, sa plateforme de bénéficier à travers un simple téléchargement d’avoir accès à une base de donnée  du marché de la bourse de dix années d’expérience. A ce trésor, il s’ajoute plus de 5 100 rapports annuels. Tout ceci a un seul et unique objectif pour lui : Informer les africains et les investisseurs sur l’actualité concernant la bourse en Afrique. Pour, il s’agit de les informer sur les opportunités africaines. Ce, afin de permettre une meilleure contribution au développement des Bourses du continent noir.

Les regards d’un véritable expert financier sur les PME en Afrique

Selon Romuald Yonga, les PME africaines font effectivement face au problème de financement de leur développement. Pour lui les banques sont encore plutôt frileuses à l’idée de leur prêter de l’argent et quand bien même c’est le cas, « les taux sont souvent trop élevés et la situation ne risque pas de s’arranger avec le boom des startups africaines ». Il explique que cela les oblige  à recourir à des moyens de financement alternatifs, tels que l’appel à des investisseurs (le plus souvent étrangers) ou encore le crowdfunding.

L’importance d’expliquer la question des bourses aux Africains.

D’après son analyse, les bourses africaines les plus activent sont celles de Johannesburg (JSE), du Nigéria (NGSE), d’Egypte (EGX), en raison principalement de leur maturité et du nombre de sociétés cotées. Mais, il dit préférer parler des bourses de taille relativement moyenne mais des plus prometteuses (celles qui ont le plus attiré mon attention ces dernières années. Premièrement, la bourse de l’UEMOA, la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM). Pour lui cette bourse a connu plusieurs événements majeurs ces dernières années qui en font pour moi l’une des plus prometteuses : meilleure performance de son indice principal en 2015 avec +17,77%; intégration de l’indice Marchés frontières du MSCI; création d’un compartiment dédié à la finance islamique avec la cotation de 5 sukuks en 2016; lancement de son nouveau site web et application mobile, sans compter le succès des actions de promotion de la bourse à l’international tels que les « BRVM Investment Days ».

Il pense que la population africaine, surtout avec sa classe moyenne grandissante, population qui d’ailleurs est très intéressée par les bourses d’après son expérience, mais il faut savoir que ça reste encore un milieu très mystérieux pour beaucoup. Selon lui, c’est la raison pour laquelle il pense que l’éducation et l’information sont les clés pour pallier le problème de liquidité, est qu’il faudrait leur (Africains) expliquer ce qu’est une bourse, comment elle fonctionne, actions, obligations, dividendes, IPO, autorités de marché etc… Leur expliquer qu’on peut y gagner de l’argent et que leurs investissements y sont sécurisés. Je pense par exemple à des sessions « gratuites » de formation dans les locaux des bourses, des émissions TV d’éducation boursières, des stands dans les villes, des événements dédiés, des portails d’e-learning etc… Ainsi, ceux-ci viendront investir en bourse.

L’espoir pour l’Afrique de rivaliser avec Europe sur la question boursière.

Romuald pense que les marchés financiers peuvent dans l’avenir rivaliser avec certaines places boursières européennes. Pour lui, il ne s’agit que d’une question de temps. Pour exemple, il indique que la bourse du Nigéria a été créée en 1960, celle du Ghana en 1990, le Nairobi Securities Exchange en 1954 et la bourse de Tunis en 1969, tandis que le London Stock Exchange est en activité depuis 1698, avant la fusion Paris-Amsterdam-Bruxelles pour devenir Euronext en 2000, la bourse de Paris remontait à 1639, celle de Bruxelles en 1801, sans parler de la bourse d’Amsterdam considérée comme l’une des plus anciennes au monde. Selon lui, les bourses européennes elles-mêmes sont toutes passées par ce chemin, de petite taille à taille intermédiaire, jusqu’à devenir les mastodontes que l’on connaît aujourd’hui.

Pour lui, les bourses africaines doivent passer -comme elles le font actuellement- par l’ensemble de ces processus de structuration et de développement, innovation technologique, prise de mesures pour attirer plus de sociétés à la cote, rassurer et attirer les investisseurs, régler le problème de liquidité, intégration de nouveaux produits financiers, renforcer le cadre réglementaire etc., et pourquoi pas envisager des intégrations régionales à l’image de la bourse commune des pays de l’UEMOA la BRVM.

 

Christian GUEHI

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